The migration situation in Guinea has a long and dynamic history. Guinea has welcomed nearly 650,000 refugees from Sierra Leone and Liberia as a result of the conflicts in these two countries between 1989 and 2003. It is also a land of emigration, primarily to West Africa but also more recently to new areas such as North America. In addition, between 2015 and 2018, IOM recorded more than 25,000 Guinean migrants arriving in Italy. These numbers place Guinea among the countries with high rates of migrant departure in sub-Saharan Africa. Through the EU Trust Fund (EUTF) initiative and other programmes, IOM was able to facilitate the voluntary return of more than 10,000 migrants between January 2017 and September 2018.

After Ebola crisis in 2015 that displaced many Guineans both inside and outside the country, the more recent trend has been, among many migration dynamics observed in the country, one of irregular migration. There is also a lack of accurate data on the migration situation and an absence of migration policy in Guinea.  In order to better understand migration movements both inside and outside the country and to address the lack of information, IOM Guinea works with national and local authorities, as well as local partners. As a result, the Displacement Tracking Matrix (DTM) was implemented through the FFEU and Border Management Strengthening projects in 2017. Five monitoring points have been set up in border areas with Mali and Senegal, three of which are currently active. Specifically, the movement of travellers in Kouremalé, Nafadji and Boundoufourdou are being monitored.

Le phénomène migratoire de la République de Guinée s’inscrit dans une histoire longue et riche en dynamiques. Si la Guinée a accueilli près de 650 000 réfugiés originaires de Sierra Leone et du Libéria à la suite des conflits sévissant dans ces deux pays entre 1989 et 2003, elle est aussi une terre d’émigration, principalement en Afrique de l’Ouest mais aussi vers de nouveaux espaces comme l’Amérique du Nord. De plus, entre 2015 et 2018, l’OIM a enregistré plus de 25 000 migrants guinéens arrivés en Italie : ces statistiques placent ainsi la Guinée parmi les pays à fort taux de migrants départant de l’Afrique Sub-saharienne. Grâce à l’initiative FFUE (Fonds Fiduciaire de l’Union Européenne) et d’autres programmes, l’OIM a pu faciliter le retour volontaire de plus de 10 000 migrants entre janvier 2017 et septembre 2018.

Après la parenthèse de la crise Ebola de 2015 qui a engendré le déplacement de beaucoup de Guinéens à l’intérieur et à l’extérieur du pays, le phénomène plus récent de la migration irrégulière constitue aussi une des multiples dynamiques migratoires observées dans le pays.

Un constat général a été observé par rapport au manque de données précises sur le phénomène migratoire et une absence de politique migratoire en Guinée.  Afin de mieux comprendre et connaître les mouvements migratoires à la sortie et à l’entrée du pays et de pallier le manque d’information, l’OIM Guinée travaille avec les autorités nationales et locales ainsi qu’avec des partenaires locaux. C’est ainsi que la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM, Displacement Tracking Matrix en anglais) a été mise en place grâce aux projets FFEU par le Renforcement de la gestion des frontières en 2017. Cinq points de suivi ont été installés dans les localités frontalières avec le Mali et le Sénégal dont trois sont actifs à ce jour. Il s’agit des localités de Kouremalé, Nafadji et Boundoufourdou où l’on observe les mouvements des voyageurs.

D’autre part, les activités de la DTM consistent à conduire des évaluations pour comprendre les phénomènes migratoires en Guinée et mener des recherches sur des populations en déplacement dans des zones ciblés (ex : zones d’orpaillage). L’information recueillie permet d’enrichir le profil migratoire de la Guinée et d’orienter les interventions des acteurs humanitaires et de développement.

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